Bulletin Janvier 2018

Bulletin N° 52 : Éditorial de Jean-Pierre Dallet, départ de Cathy Rappeneau, dossier RoboCup et CERV, portrait de Bernard Nilles, et Shadokologie.

JANVIER 2018 - N° 52

ÉDITORIAL

Si 2018 arrive sur la pointe des pieds, il n’empêche que le vent souffle sur Brest et sa région et particulièrement sur celui de l’ENIB et de l’Anienib…. Mais pas le mauvais vent qui détruit tout sur son passage, mais celui qui pollinise et qui permet aux organismes de fructifier. Voir d’ailleurs l’article très intéressant pages 9 à 11 de Bertrand.

En juillet, notre école a été accréditée pour délivrer deux doctorats. Le premier « Sciences pour l’Ingénieur » en délivrance conjointe avec d’autres écoles et universités dont l’UBO et l’ENSTA sur Brest et le second « Mathématiques et Sciences et Technologies de l’Information et de la communication » en délivrance partagée avec d’autres écoles et universités dont également l’UBO et l’ENSTA (lien vers l’arrêté ). Notre annuaire évoluera donc pour ajouter ces deux nouveaux diplômes qui s’adresseront bien évidemment à des ingénieurs ENIB mais également à d’autres diplômés bac+5.

L’Anienib évoluera également puisque Cathy a décidé de quitter l’Anienib le 31 janvier pour raison personnelle (voir son article en page 11). Elle sera remplacée par Amélie Guelenec qui a déjà effectué un stage parmi nous. Bienvenue à elle. Pour Cathy, je ne peux que lui dire un très grand merci pour les 17 années durant lesquelles elle a dû nous supporter (surtout moi !) et lui souhaiter une bonne continuation dans ses nouvelles activités.

Une autre annonce concernant notre association : après plus de 33 années aux manettes, je quitterai normalement cette année la fonction de président de l’Anienib. Dans un précédent bulletin, je vous disais qu’il fallait du sang neuf au sein de l’association car, j’estime ne plus être vraiment représentatif des jeunes diplômés… Et puis, après plus de trois décennies, il y a une certaine routine qui s’est installée, d’autant plus que j’ai arrêté mon activité professionnelle depuis déjà plus de 4 ans.

Détail amusant : j’aurai parcouru la moitié de mon mandat de président avec la collaboration de Cathy (collaboration à mon sens très réussie), et aux côtés de mon épouse avec laquelle je suis marié depuis seulement 34 ans et qui, non contente de m’avoir soutenue, a donné naissance à un Enibien, Germain ! Mais, rassurez-vous, la relève sera bien assurée : Pascal Marcillac est prêt à me succéder et pour ma part, je n’ai pas dit mon dernier mot. Je continuerai, si vous le souhaitez, à m’investir, en particulier en qualité de « mémoire vive » de l’association.

Sur ces bonnes nouvelles et les changements structurants pour l’association, je vous souhaite bon vent pour 2018 et un maximum de réussites dans vos projets respectifs.

Le Président, Jean-Pierre Dallet


SOMMAIRE


ROMÉO ET JULIETTE AUJOURD’HUI

Quand la violence rend le monde aveugle et sourd ?

Deux enfants s’aimaient,
L’un à l’autre opposé
Dans le camp de son père.
Quelque fois cependant sur le fumier des guerres
Une rose d’amour éternel est éclose.
Deux enfants qui s’aimaient
Chérissaient une rose…

Non… Non ! Ce n’est pas ainsi que la question se pose !
Etant donné l’Amour
Y a-t-il quelque chose
De plus grand, de plus urgent, de plus important…
De plus pur…
Qui interdirait sur-le-champ aux amants
De se donner l’un à l’autre éperdument ?

Sont-ils sûrs,
Roméo, que l’orgueil ou la haine
Vaille vraiment ce prix ?
Ou n’ont-ils rien compris ?

Je t’aime
A l’infini
N’en déplaise à ce monde…

Nos deux camps,
Nos deux clans,
Peuvent bien se dresser
Si violemment
L’un contre l’autre…

Roméo, notre élan
Est tout entier d’Amour
Et de tendresse
L’un pour l’autre.

Ceux qui s’aiment sont sans secours
Sous les pattes griffues de la guerre.
Comment protéger notre Amour
Quand le monstre alentour
Remplit à larges pelletées les cimetières ?

Quand la violence rend le monde aveugle et sourd ?

La moindre joie :
Rires d’enfants,
Jeux amoureux d’adolescents,
Sourires échangés, caresses, chants et danses,
Aux mariages et nouvelles naissances,
Tout ce qui fait enfin, la saveur de la vie
Et lui donne son sens,
Tout cela,
Ici-bas
Par un feu de démence
Est détruit.

Sommes-nous bien à notre place, en ce tumulte, ô Roméo !
Faut-il attendre ?
Nous faut-il ensemble Espérer ?

Et pourquoi pas ?
Autant d’Amour donné
Ne peut être gâché !

Forcément
Les amants
Se retrouvent ailleurs
Où s’aimer est plus doux
Où n’est plus de fureur…

Fermons les yeux ensemble !
Ensemble nous serons
Demain
Dans cet ailleurs
Quand éternellement
En éternels amants
Et nos mains
Et nos cœurs
Enfin
Ne feront qu’un.

Thierry Cohard, promo 1986


BERNARD NILLES, INGÉNIEUR ET ÉCRIVAIN

Bernard Nilles (promo 65), un ingénieur ENIB, notamment plutôt du genre éclectique, peut-être aussi un peu atypique, ouvre depuis quelques années son potentiel de connaissances à travers l’écriture, sur d’autres sujets que ceux pour lesquels il fut formé. Cependant, à peine sortie de l’école, il éditera pour la promotion suivante, sollicité par quelques-uns, un premier opuscule sur « les mesures électroniques », animé par ce désir de transmettre qui ne le quittera plus ensuite, tout au long de sa vie professionnelle, notamment sur le management en entreprise.

Il écrit depuis 2009 sur des sujets divers, ou se mêlent le sociétal, la philosophie, la prospective, à travers des essais, ou récemment, deux romans sur l’amour. Son premier roman est une biographie qui se termine vers la fin de ses études à l’ENIB. Ce qui prouve à nos jeunes, si toutefois la démonstration devait être apportée, que l’ENIB forme avant tout des esprits ouverts à la plupart des sujets. En sortant de l’ENIB, en effet, toutes les portes sont ouvertes (…) en le décidant, ou avec la volonté d’agir.

Mais qui est donc Bernard Nilles ?

Bernard est originaire de Lorraine. Sa mère et ses ascendants furent d’ailleurs enracinés dans la région de Thionville, déjà bien avant la révolution française. Pour un point d’histoire, ses parents vécurent dans l’ancienne demeure bourgeoise du père d’Adélaïde Déchaux, laquelle épousa à seize ans, le fougueux général de vingt-cinq ans, Lazare Hoche, au seuil de la gloire, alors commandant l’armée de Moselle. Une fille Jenny naquit de cette union. Mais quatre ans plus tard, en pleine gloire, il fut emporté par la maladie. Sa jeune veuve, lui voua toute sa vie, un culte d’amour éternel. Lamartine s’inspira de cette histoire dans ses œuvres littéraires et poétiques.

Bernard, l’aîné d’une fratrie de trois enfants avec une sœur et un frère, fit ses études secondaires dans un lycée de Thionville, puis passa deux années d’études supérieures à Grenoble et enfin à l’ENIB, d’où il sortit ingénieur. Au cours de ses études, il épousa une jeune étudiante en lettres classiques et en histoire. Il fit son service militaire à Trêve, en Allemagne, comme jeune officier. Après avoir accompli ses obligations militaires, le couple s’installa ensuite à Meudon, en région parisienne.

Fraîchement sorti de l’ENIB, il démarre sa carrière professionnelle en entrant à la division Télécommunications de Thomson-CSF, devenue beaucoup plus tard, Thales. Il restera dans cette entreprise cinq années, avant de démarrer une activité de consultant en management auprès des grandes entreprises. Il fut engagé par de grands cabinets internationaux de conseil en management, tels que PA conseiller de direction, Booz-Allen Hamilton, Diebold et Ouroumoff et associés, où il exerça ses compétences. Il sera nommé président de la société Roger Millot, filiale d’Ouroumoff et associés, spécialisée dans le domaine de la communication, de la qualité totale et du management participatif. Il siégea au conseil d’administration de l’AFCERQ (association française des cercles de qualité) comme membre fondateur.

Ses principaux pôles d’intérêts étant l’histoire, la philosophie, les sciences, la peinture, l’art en général et les sujets sociétaux, en 2009, progressivement libéré de ses activités professionnelles, il démarra une activité d’écrivain après avoir arrêté ses activités de conseil en management auprès des entreprises.

Dans ses deux derniers romans se conjuguent l’amour, la sexualité et l’érotisme à travers l’histoire d’un couple. Il s’y dégage un certain réalisme qui devient possible grâce à la tolérance, la confiance et l’esprit de liberté en ayant éradiqué le sentiment de jalousie.

Ses principaux livres :

Et pour aller plus loin avec Bernard : www.bernard-nilles.com

Bernard Nilles, promo 1965


UNE SALLE DE FOOT AU CERV

C’est dans la nouvelle extension du CERV qu’une salle de foot et ses ordinateurs ont été installés afin de s’entraîner pour participer à la RoboCup 2018 qui aura lieu du 17 au 22 juin 2018 à Montréal. C’est un tournoi international de robotique, dont l’un des objectifs est d’arriver à créer une équipe de football robotisée capable de battre l’équipe de football « humaine » championne du monde, d’ici 2050…

La RoboCup regroupe cinq catégories :

  1. La « standard », qui se dispute avec des robots Nao, se joue sur la coordination entre les machines.
  2. La « taille moyenne » résulte de la combinaison entre électronique, mécanique et informatique.
  3. La « petite taille » met en jeu des robots de moins de 15 centimètres qui s’affrontent avec une balle de golf.
  4. La « simulation » se concentre sur l’intelligence artificielle.
  5. La catégorie humanoïde (trois ligues : KidSize, TeenSize et Small Size) avec différents défis tels que la marche dynamique, la course, le pilotage du ballon, la conservation de l’équilibre ou encore la perception visuelle du ballon.

Les chercheurs du CERV peuvent désormais coacher les robots Nao, 100 % français, issu de la société SoftBank Robotics sur leur nouveau terrain dédié au sport. Ils ont travaillé sur des algorithmes de détection embarqués pour détecter la balle et les autres robots et développent actuellement un robot “coach” qui sera au bord du terrain et qui va donner des instructions aux robots de son équipe.

Pendant cette compétition les équipes évoluent à six contre six, sur un terrain de 9 m x 5 m. « On travaille en collaboration avec l’Université de Miami (UM). Nous nous occupons de la partie gardien de but et du robot coach. Ce dernier est placé au bord du terrain et donne des instructions aux robots de son équipe, car nous n’avons pas le droit d’intervenir pendant les matchs », expliquent Cédric Buche, promo 2002.

Cette nouvelle plateforme technologique, de 200 m², comprend également un « Automatic Virtual Environment » plus couramment appelé CAVE. Cet espace immersif de visualisation 3D est constitué de 4 écrans stéréoscopiques, des casques de réalité virtuelle, des casques de réalité augmentée, des tables interactives, une salle de captation de mouvements de 16 caméras et différents types de robots. Ainsi en juin 2018 un autre robot Nao se déplaçant sur roulettes accueillera le public.

Contact : contact@cerv.fr


COUPE DE ROBOTIQUE 2017

Toujours sur le lancement de sa nouvelle formule, l’Arenib aura finalement mené 2 projets de front :

1. STILL ALIVE

Après de longs mois de labeur, nous avons réussi à produire notre robot holonome “universel” et un robot fixe lanceur de balles. Malgré tout notre travail, le robot holonome, endommagé par le transport, n’a pas pu être homologué.

Voulant montrer le travail effectué par notre première année sur le lanceur de balles et après avoir fabriqué un robot homologable mais ne nous satisfaisant pas, nous avons décidé de fusionner avec l’ENIM qui eux avaient des problèmes de programmation sur leur robot principal et pas de robot secondaire.

Attiré par le design atypique de nos posters, de notre robot et de nos balises le jury a décidé de nous remettre le prix du jury. Apprenant la nature du prix le samedi matin juste avant de le recevoir, nous étions sous le choc, nous étions qualifiés pour Eurobot qui se déroulait le lendemain. Après une intense session nocturne d’amélioration du code du robot nous avons atteint la 22e place européenne (sur 30).

Bien que cette victoire s’est faite sans notre robot principal, son code aura servi, remplaçant le code original du robot Messin. Ce n’est pas la dernière fois qu’il participe pour autant, les modifications apportées au règlement 2018 lui permettant enfin d’acquérir un système de tracking plus robuste, rapide et précis, que nous avons développé cette année.

2. MEA CULPA

Notre 2ème projet (appelé la Barque Intelligente Transatlantique Enibienne par notre président) et Mea par tout le monde est un projet de bateau autonome ayant pour but à terme de traverser l’Atlantique à la voile afin de relever le défi μtransat. Mais son but à court terme est déjà de naviguer dans la rade de Brest. Pour l’instant ont été réalisés : la coque, la voile et un peu de logiciel.

3. WETTERBERICHT

Nous avons décidé que l’ARENIB ne participerait pas à la coupe de robotique l’an prochain, le CRENIM lui non plus, mais pas de panique, le groupe ENI sera à la coupe de robotique sous le nom d’ENIgma Robotics (@ENIgmaBots).

L’idée est de fusionner nos ressources mais surtout nos talents afin de créer des robots robustes aussi bien sur le software que le hardware, avec une électronique et une programmation mieux finie et testée par l’ENIB et une mécanique faite par l’ENIM et poussée dans ses pires retranchements afin de faire des robots virtuellement incassables.

Le thème autour duquel va tourner la communication et le design de l’équipe est évidemment l’espionnage des années 40, Enigma, Alan Turing et le style général des technologies de l’époque, remises au goût du jour.

Evan ROUÉ, Trésorier de l’ARENIB (arenib@enib.fr)


PARTENARIAT ARENIB / BRST-3D

À l’occasion de la participation de l’ARENIB à la Coupe de France de Robotique 2017, la jeune Start-up Brestoise, BRST-3D (www.brst3d.fr ) a eu l’occasion de fournir une quinzaine de pièces imprimées en 3D dont le mat principal d’une hauteur de 330 mm.

La société créée début mars 2017 est gérée par Éric Guillon (ENI de Belfort Promotion 1997) en association avec son père Philippe (ENIM Promotion 1967). L’entreprise propose des prestations de modélisation / conception 3D principalement à partir du logiciel Solidworks 2017 et de la fabrication additive grâce aux technologies FDM (Fused Deposition Modeling) et SLA (Stéréolithographie).

« J’ai travaillé 15 ans en tant que concepteur de machines spéciales pour l’industrie de l’agro-alimentaire en réalisant des lignes industrielles de production de crêpes pour des clients comme les crêpes Whaou. Je compte utiliser mes connaissances dans ce domaine et dans la fabrication additive polymère pour proposer aux industriels une expertise afin de définir ensemble les meilleurs paramétrages et réaliser des pièces conformes à leurs exigences. » précise Éric Guillon.

BRST-3D SARL
1, rue Louis Pidoux - 29200 Brest
brst3d@gmail.com - www.brst3d.fr


WILDGAMING, UNE AVENTURE ÉNIBIENNE

Diplômé de l’ENIB en 2010, je décide de suivre un master à l’IAE de Rennes pour bénéficier d’une double compétence. Après des expériences d’ingénieur mécanique dans une société de robotique et de gestion de projet dans le domaine aéronautique, je décide de tenter l’expérience du visa vacances travail en Australie. S’ensuivent un poste de gestion de projet dans les trains d’atterrissage puis un poste de VIE en Lean Management dans les moteurs d’hélicoptères à Singapour.

Lors d’un de mes voyages en Asie du sud-est, dans des ruines de temples Khmers, une idée me vient : transformer une simple visite touristique en véritable aventure avec les technologies actuelles. L’idée de Wild Gaming était née.

Après 2 mois d’écriture de scénario et 6 mois de développement, la société Elysio est née en septembre 2017 ! L’application étant à présent réalisée, la clé du succès réside maintenant dans la visibilité. Un deuxième jeu de piste sera bientôt disponible sur Lyon avant l’exportation du concept sur Paris.

Entre jeu de piste et visite guidée, Wild Gaming vous propose une alternative aux visites touristiques traditionnelles. Au moyen d’une application smartphone, le joueur se lance dans une chasse au trésor ludique durant laquelle il devra résoudre différentes énigmes tout en apprenant faits et anecdotes historiques sur la ville. L’application Wild Gaming Lyon est d’ores et déjà disponible sur iOS et Android.

N’hésitez pas à vous embarquer dans l’aventure Wild Gaming : www.wildgaming.fr

Nicolas TURBIN, promo 2010 (nturbin@wildgaming.fr)


SHADOKOLOGIE

L’humanité partage ce point commun avec les shadoks : elle pompe. Elle pompe du charbon, du pétrole, du gaz… Et professeur Shadoko s’interroge sur la propreté du « tout électrique » ou de l’activité de pompage elle-même.

Par ailleurs, ne sachant pas où elle va, l’humanité est déterminée à y aller le plus vite possible. De fait, la vitesse de pompage de l’humanité ne fait qu’accélérer. Cette énergie est la source de tout le confort moderne : des maisons chauffées, une nourriture riche et abondante, des loisirs, des congés payés, la mécanisation de nombres de travaux pénibles, le chômage de masse, l’obésité, etc. ; en bref : environ 100 % du confort des sociétés occidentales modernes.

Et pendant ce temps, les shadoks pompaient. Toutefois, fait remarquer le professeur Shadoko, on peut se poser deux questions par rapport à cette activité de pompage. La première : à force de pomper, la planète ne risque t’elle pas de finir aplatie telle une pom’pote usagée ? La seconde : à force de pomper, l’atmosphère ne risque t’elle pas de nous éclater au visage comme un ballon de baudruche sur-gonflé ?

Ces questions préoccupent les dirigeants depuis le sommet de la terre à Rio en 1992. Mais il faut imaginer à quoi ressemble une assemblée shadok : dès qu’un groupe porte une opinion majoritaire, le groupe minoritaire se révolte et saisit un marteau pour assommer les membres du groupe majoritaire. Par récurrence, on pourrait s’attendre à ce qu’un groupe de un shadok finisse par voir ses idées triompher. Malheureusement, les shadoks assommés finissent toujours par se réveiller. L’assemblée semble cheminer vers le chaos, sans jamais parvenir au moindre accord consensuel.

Cependant, les shadoks pensent que si quelque chose a une chance sur cent de réussir, il faut se dépêcher de rater les 99 premiers essais. C’est dans cet esprit que la France a accueilli la COP21. Les experts shadoks pensent d’ailleurs qu’un tel accord est la dernière chose à laquelle on peut s’attendre.

Un matin, observant la taille exceptionnellement grande de la pompe Laforge, un shadok s’écria « Mais s’il faut arrêter de pomper, demandons d’abord à lui ! C’est lui le gros pompeur qui nous pompe tout notre air. ». Et le shadok Laforge ainsi répondit : « Mais moi, si je pompe, c’est pour le bien de tous ! C’est grâce aux forges des pompes Laforge qu’on fabrique des pompes aussi performantes. »

Professeur Shadoko confirma : « Laforge pompe effectivement un peu par procuration pour beaucoup d’entre nous : nous pompons pour manger, pour nous habiller, pour nous loger, pour transporter, pour étudier… Il ne serait pas juste qu’il porte seul la responsabilité de ce pompage. »

[À suivre dans le prochain numéro …]

À propos de l’auteur

Après être sorti de l’ENIB, François Poulain (promo 2006, filière mécatronique) a fait un Master Recherche en automatique et traitement du signal, suivi d’une thèse à l’ENSMP. Il travaille actuellement comme informaticien indépendant en mode « devops ». Conscient de la contrainte « climat – carbone », il a construit une yourte où il habite depuis cette année. Son blog : http://metrodore.fr


52E NUIT ENIB, LE 31 MARS 2018

La 52ème édition de la Nuit de l’ENIB aura lieu le 31 mars 2018. Elle sera placée sous le signe des grandes inventions pour célébrer le diplôme de la promotion 2017.

Comme à l’accoutumée, nous commencerons dans l’après-midi avec la remise des diplômes au multiplexe Liberté, suivi d’une réception à la Mairie de Brest. La journée se clôturera avec le repas ainsi que la soirée de Gala à l’espace Keraudy à Plougonvelin.

Vous pourrez vous renseigner sur l’événement sur notre site internet : http://gala.enib.net/ ou sur notre page Facebook.

L’équipe de la Nuit de l’ENIB


LE RETOUR DES ABEILLES À EUROCONTROL…

BEES ARE BACK AT WORK!!!

Étant en cours de formation d’apiculteur, j’ai entrepris de faire revenir quelques ruches dans les splendides jardins d’EUROCONTROL. Nous avons installé 2 ruches en septembre. La météo était splendide et dès la réouverture, on pouvait apercevoir les abeilles qui sortaient pour refaire leur carte des lieux. Nous sommes repassés le lendemain pour constater que les 2 colonies étaient prêtes pour passer l’hiver.

Afin de faciliter l’approvisionnement en eau des abeilles, une petite baignoire de “bébé” a été installée avec des bouchons de liège pour faciliter l’atterrissage. La zone étant très ventée, nous avons élargie l’espace d’atterrissage en posant des grandes planches sous les planches de vol existantes.

Au-dessous de 12°, les abeilles ne sortent quasiment pas et maintiennent 35° au sein du “nid”. Et en dessous de 20/25°, nous n’intervenons pas dans la ruche pour ne pas refroidir la colonie.

Ce dimanche 15 octobre, nous avons pu ouvrir les ruches pour une dernière visite avant la saison d’hiver. Par contre, une ruche avait perdu sa reine… Lorsqu’il reste des larves de moins de 3 jours, la colonie est capable d’en choisir une pour refaire une reine en 16 jours. Malheureusement, la saison n’est plus propice pour cela. La seule solution serait de faire accepter une reine “importée”. Suspens ! La suite dans un prochain article.

Fabrication maison d’une ruche type Dadant

Pour ma première ruche, comme j’aime travailler le bois, je l’ai fabriquée moi-même. Je suis parti de chutes de bois de la charpente de mon voisin qui refaisait sa toiture (bois de pin, non traité). Le corps et la hausse ont été traités via un bain dans de l’huile de lin chauffée à une centaine de degrés. Le toit a été isolé avec des bouchons de liège préalablement broyés et réalisé avec une plaque d’impression offset (tôle d’aluminium).

Je vous propose de me faire part de votre intérêt pour la participation à un club d’apiculture au sein de l’HAIPE (par email à bertrand.bousquet-hourat@eurocontrol.int).

Bertrand Bousquet-Hourat, promo 1996


DÉPART ANIENIB : CATHY RAPPENEAU

Ce numéro 52 sera le dernier des 40 bulletins réalisés au cours des 17 ans et demi à l’Anienib et l’ENIB. À compter du 1er février 2018, je pars définitivement de l’Association pour d’autres projets professionnels en Loire-Atlantique.

Je voudrais tout d’abord remercier sincèrement le Président Jean-Pierre Dallet pour toutes ces années de collaboration qui m’ont permis de travailler dans des conditions idéales. Je voudrais également dire mon affection aux autres membres du bureau, et à toutes les personnes qui travaillent à l’ENIB.

J’ai vraiment apprécié de travailler à vos côtés. Les relations professionnelles à l’Anienib sont privilégiées : une grande autonomie de travail et une collaboration entre les anciens élèves. Chaque rencontre a démontré la valeur du réseau énibien. L’ENIB est un lieu où travail et bonne ambiance savent rimer à la perfection.

Aujourd’hui je quitte l’Anienib la tête pleine de merveilleux souvenirs professionnels. Je vous souhaite à toutes et à tous bon vent et peut-être à bientôt.

Cathy Rappeneau

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