Bulletin Novembre 2001

40ème anniversaire de l'ENIB, récit des pionniers de 1961, première cérémonie officielle de remise des diplômes au Quartz, et dossier sur la Green Card US.

NOVEMBRE 2001

ÉDITORIAL

L’ENIB évolue à grands pas. Pour vous en convaincre, lisez donc le très historique article de Patrice Guerre-Berthelot ou encore celui retraçant la soirée de remise des diplômes ! Hier encore, nous quittions l’école, diplôme en poche, sans marquer l’événement. Après quelques tentatives ces dernières années, la première vraie cérémonie de remise des diplômes a eu lieu en fin d’année scolaire 2001. Cérémonie très émouvante, tous les anciens présents ont regretté de ne pas avoir organisé, à leur époque, une telle manifestation.

Dans un autre domaine, la Commission du Titre d’Ingénieur (CTI) est venue fin octobre évaluer l’enseignement de l’école et discuter de la troisième filière (mécatronique). L’ANIENIB était présente à cette journée. Le plan quadriennal a été signé, prévoyant l’agrandissement de l’école pour accueillir la nouvelle filière. En régime de croisière, l’effectif sera d’environ 1 000 étudiants !

Au milieu de l’année 2000, les nouveaux statuts de l’école ont été signés par le ministre. Ils prévoyaient sous 18 mois la dissolution de l’actuel conseil d’administration et l’élection d’un nouveau directeur. Nous y sommes. Le poste de directeur a été déclaré vacant et la constitution du nouveau conseil d’administration est en cours, dans lequel l’ANIENIB sera membre de droit.

Enfin, nous sommes à la recherche d’un nouveau salarié pour l’association après plusieurs départs. Je fais appel à votre compréhension pour les éventuels dysfonctionnements temporaires.

Jean-Pierre Dallet, Président de l’Anienib


40 ANS : EH OUI ! CELA FAIT DÉJÀ 40 ANS

Début octobre 1961, une trentaine de garçons débarquaient à Brest pour intégrer la nouvelle école d’ingénieurs installée à l’époque dans le complexe scolaire de Kérichen.

La première difficulté était de trouver un logement dans une ville encore en reconstruction 15 ans après la guerre. Un groupe d’entre nous réussit à occuper temporairement les chambres au dernier étage de l’hôtel de la Gare. Tous les matins, nous traversions la ville à pied pour démarrer les cours à 8 h. Plus tard, chacun trouva une chambre chez l’habitant. A midi, nous rejoignions le RU situé dans un baraquement en bois d’après-guerre à l’emplacement de l’actuelle faculté des lettres.

L’école avait une sœur jumelle à Saint-Étienne. Créées en 1961, les deux ENI devaient former des ingénieurs de développement pour compléter les Arts et Métiers. Saint-Étienne était orientée vers la mécanique, Brest vers l’électronique. Sur les conseils de mon père, j’ai choisi Brest. Je ne le regrette pas : c’est ce qui orienta toute ma vie, avec la découverte de la Bretagne et de ma future épouse.

L’école occupait un bâtiment neuf à un étage. Les professeurs étaient jeunes pour les sciences (maths avec M. Hepp, électricité avec M. Vanacker) et plus anciens pour les matières techniques (dessin et mécanique avec M. Coche, littérature avec M. Berest). Le programme était chargé : 40 h par semaine. Le labo était équipé d’un minimum d’appareils et nous travaillions sur les premiers transistors. Mon principal exercice fut la construction d’un ampli radio à lampes.

La trentaine d’élèves venait de tous les horizons. Pour lutter contre l’isolement, nous nous regroupions par affinités, jouant au bridge à “La Chope” boulevard Clemenceau ou séchant les cours pour aller à la plage de Trégana ou du Trez Hir aux beaux jours.

Patrice Guerre-Berthelot (Promo 65)


PREMIÈRE CÉRÉMONIE DE REMISE DES DIPLÔMES

Le 7 juillet dernier eut lieu un événement de taille : la première cérémonie officielle de remise des diplômes de l’ENIB. L’idée est née d’une équipe d’élèves de 5ème année, s’inspirant de ce qui se pratique à l’ENI de Metz.

La cérémonie a réuni près de 500 personnes au Quartz. Ce fut une succession de discours, de spectacles de danse et de projections vidéo. Des “grands anciens” comme M. Le Corre ont partagé leur expérience avec les nouveaux diplômés. M. Ropars (Directeur de l’ENIB) et M. Magoutier (Directeur des études) ont prononcé des discours félicitant la promotion Peggy Bouchet.

Après un vin d’honneur à la mairie de Brest, la soirée s’est prolongée par un dîner à la salle de Trémaïdic à Plouzané. Cet événement, qui manquait aux Énibiens, fut un réel succès.

Guillaume Rayer, Vice-président du BDE ENIB


DOSSIER : LA GREEN CARD US

Vous souhaitez travailler aux USA ? Voici la procédure et des témoignages d’anciens. Depuis les lois de 1996, il est impossible de vivre aux États-Unis illégalement (pas de Social Security, pas de permis de conduire).

La “Carte Verte” est la clé de la liberté, permettant de travailler sans restriction. Mais le traitement peut durer plusieurs années. Pour un candidat sans famille sur place, il faut être sponsorisé par un employeur. Il est souvent conseillé de commencer par un visa de “non-immigrant” (H1-B par exemple).

Attention à la “Visa fraud” : entrer comme touriste avec l’intention de travailler est extrêmement grave aux yeux des autorités américaines. Les quotas annuels sont stricts : environ 140 000 visas de travail par an pour l’ensemble du pays.

Témoignages :


TRAVAIL ET VIE PRIVÉE : LE “VESTIAIRE VIRTUEL”

La Cour de cassation vient de rendre un arrêt historique (3 octobre 2001) concernant l’usage d’Internet au bureau. Même sur le lieu de travail, le salarié a droit au respect de l’intimité de sa vie privée et au secret des correspondances. L’employeur ne peut pas fouiller dans l’ordinateur d’un salarié pour lire ses messages personnels, même s’il a interdit l’usage non professionnel de l’outil informatique. C’est l’émergence du concept de “vestiaire virtuel”.


Rédaction : ANIENIB | Tirage : 1 000 exemplaires | ISSN : 1277-0760

Commencer la recherche

Saisissez des mots-clés pour rechercher des articles

↑↓
ESC
⌘K Raccourci